De Darwin à Sydney, en passant par Cairns, jusqu'au retour à Paris
  

De Darwin à Sydney, en passant par Cairns, jusqu'au retour à Paris

New York, France le 12/11/2010

 

    Nous voici de retour en France. Je vais vous raconter la fin de notre road trip en Australie de fin septembre à aujourd’hui, c'est-à-dire notre voyage entre Darwin et Sydney.

De Darwin à Cairns : la route à travers le Bush et l’Outback 

     Nous avons quitté Darwin le 23 septembre en compagnie de Lisa, une allemande de 25ans. Elle souhaitait faire du co-voiturage jusqu’à Cairns. Nous l’avons rencontrée dans une auberge de jeunesse. Lisa était déjà en train de lire le tableau des petites annonces dans l’hôtel quand nous sommes arrivés pour poser la nôtre. Nous avons tout de suite sympathiser, nous prenions un verre ensemble le soir même dans un bar dans le centre ville de Darwin. Elle nous racontait son voyage en Afrique du Sud et en Namibie avant de venir en Australie. Nous prenions la route en direction du Kakadu National Park. Nous faisions halte au bord de l’Adelaide River, faire une petite croisière pour aller à la rencontre des crocodiles, les stars de la région. Sur le bateau, un membre d’équipage tenait une canne à pêche en bambou avec un morceau de viande en bout de ligne pour les aguicher et les faire sauter le long de l’embarcation. Suite à cette croisière amusante, nous poursuivions notre route dans le Kakadu National Park pour aller visiter les grottes avec des peintures aborigènes. Ce parc national est impressionnant par sa taille et sa nature. En effet, il nous a fallu deux jours pour faire le tour du parc, presque 1000kms, et pour reprendre la route pour Cairns. La petite ville de Mataranka avec ses sources d’eau chaude était une bonne escale pour se rafraîchir les idées. Après cette baignade dans les eaux chaudes et claires de ces rivières, nous reprenions l’interminable route dans l’Outback pour retourner sur la Cote Est. Nous avons mis deux journées et une matinée pour parcourir les 2350kms qui nous restaient pour arriver à Cairns.

De Cairns à Airlie Beach-Whitsunday Islands : les croisères

     De retour sur la cote Est, ce 29 septembre, nous étions arrivés à Cairns dans le Nord de l’Etat du Queensland. Cette ville est réputée pour ses excursions, ses croisières sur la Grande Barrière de Corail. C’est effectivement à Cairns que le récif barrière corallien est le plus proche depuis la côte. Il est possible de faire des excursions en une seule journée. C’est d’ailleurs ici que nous sommes allés plonger. On est restés deux jours sur un voilier près du plus grand récif barrière corallien au monde. L’aller a été difficile, nous avons subit une mer un peu agitée si bien que tout le groupe est tombé malade. Nous étions soulagés quand l’équipage posa l’ancre près du récif corallien, la mer était redevenue calme. A cet endroit, la houle est stoppée par le corail qui est à seulement un bon mètre au dessous de la surface de l’eau. Les coraux étaient magnifiques. C’est un écosystème incroyable, avec de nombreuses et diverses espèces de poissons. J’ai même vu un requin de récif, il nageait proche du fond entre deux massifs de corail. D’autres ont vu des tortues. De retour au port de Cairns, il nous fallait trouver une personne pour continuer notre chemin en direction de Sydney, Lisa nous ayant quittés. C’est Philip un allemand de 21ans qui nous accompagnera dans la suite de notre voyage. Etant à la recherche d’un travail, Philip décida finalement de s’arrêter à Townsville, à seulement 350kms au sud de Cairns. Mais avant cela, nous avons passé deux journées sur la petite île de Magnetic Island, accessible en vingt minutes avec le ferry depuis le port de Townsville. Cette petite île est un petit coin de paradis pour les « backpackers ». Les deux auberges de jeunesse, construites au pied des plages, y sont très confortables et animées. Nous avons eu la chance d’observer quelques koalas lors d’une petite randonnée dans une forêt d’eucalyptus au sommet d’une montagne de l’île. Les koalas se cachent pour dormir pendant la journée et préfèrent sortir la nuit tombée. Nous poursuivions notre chemin sans Philip en direction de Airlie Beach ou une nouvelle croisière nous attendait, dans l’archipel des Whitsunday. Le snorkeling, c'est-à-dire la nage et plongée avec des palmes, un masque et un tuba, était au programme de cette croisière de trois jours autour de ces îles tropicales et sauvages. Nous avons pu apprécier au petit matin l’eau turquoise et le sable blanc très fin de Whithaven Beach, sur l’île principale de l’archipel. Quelques tortues sont venues nager entre les bateaux ancrés près de la plage. De retour sur l’île continent, nous étions toujours à la recherche d’une autre personne pour nous accompagner jusqu’à Sydney. C’est Natasha, une londonienne de 24ans qui répondra à notre annonce. Elle venait de voyager en Asie du Sud-est, elle profitait de son visa touriste australien de trois mois pour visiter la côte Est du pays.

De Airlie Beach à Sydney : Surf sur les spots mythiques 

 

    Ce dimanche 10 octobre , nous reprenions notre chemin en direction de Sydney en compagnie de Natasha. Une nouvelle croisière nous attendait à Hervey Bay. Nous prenions un bateau pour aller à la rencontre des baleines à bosses le long de Fraser Island. Ces mammifères peuvent mesurer jusqu’à 14 mètres de long. On les repère facilement grâce aux sauts spectaculaires qu’elles effectuent hors de l’eau. Nous poursuivions notre route en passant par Brisbane, Surfers Paradise et la Gold Coast. Mais un problème devait être régler urgemment. L’assurance de notre van allait s’expirer ce 24 octobre. Nous devions rejoindre l’Etat du New South Wales pour renouveler les papiers et faire la vérification obligatoire du véhicule. Sans cela, la police australienne pouvait nous contrôler à tous moments, et nous ne pouvions plus rouler. Nous décidions d’aller à Byron Bay, prendre le temps de régler ces petits problèmes. Nous étions un peu angoissés à l’idée de faire vérifier le van. Finalement, on s’en n’est pas trop mal sorti avec seulement les joints sur les suspensions avants à changer. La facture était raisonnable. Nous avons séjourné une semaine dans une auberge de jeunesse à deux pas de la plage principale de Byron Bay. Surf, fête et détente tel était le programme dans ce petit coin de paradis pour les surfeurs et les hippies.

    Nous reprenions la route, toujours avec Natasha, à la recherche d’autres spots de surf vers le Sud. Nous passions la première nuit à Coffs Harbour, une jolie station balnéaire. L’acteur de cinéma australien Russel Crow y possède une maison. Le climat de cette ville est favorable à la culture des bananes grâce à une rivière qui y coule. D’ailleurs, cette partie de la côte est surnommée la « Banana Coast ». Dès le lendemain matin, très tôt, nous nous dirigions vers la plage connue des surfeurs. Les vagues étaient au rendez-vous, nous étions à l’eau dès 7h du matin jusqu’au milieu de la matinée. C’est souvent le meilleur moment pour la qualité des vagues. Nous passions la deuxième nuit à Port Macquarie. Les conditions pour le surf se dégradant, nous poursuivions notre route en direction du Sud et de Sydney. Nous nous arrêtions à Pacific Palms pour la prochaine nuit, une petite station balnéaire au nord de Newcastle. Une jolie session surf nous attendait de nouveau. Un banc de dauphins, au moins une vingtaine, s’est approché à seulement quelques mêtres de nous et des autres surfeurs. Les dauphins se déplaçaient et nageaient en groupe en sortant leur dos et leur aileron de l’eau. Nous poursuivions notre route en direction de Sydney. Le temps qui tournait à la pluie se dégradait de plus en plus nous décourageait pour passer la nuit dans le van. Nous avons tous les trois pris la sage décision de passer la nuit dans une auberge de jeunesse à Newcastle. Nous étions à deux heures de Sydney, vers le Nord. Le temps à Newcastle ne s’arrangeant pas, nous réservions, avec l’hôtel, une journée de dégustation des vins de la région. Un mini bus est venu nous chercher en face de l’hôtel le matin et nous a emmené visiter quelques caves de la « Hunter Valley », l’un des plus vieux vignoble d’Australie. Nous n’avons pu acheter de bouteilles, elles étaient trop coûteuses et trop embarrassantes pour la suite du voyage.

    Le retour en France approchait à grands pas, il nous fallait regagner Sydney au plus vite pour commencer la vente de notre van. Après une nuit à Manly, un quartier au Nord de Sydney, nous décidions de faire une dernière escale pour la journée aux « Blue Mountains », un parc national magnifique à moins de deux heures à l’Est de Sydney. Nous laissions ensuite Natasha dans un hôtel du centre ville de Sydney. Elle devait prendre un avion pour la Nouvelle-Zélande et se gardait deux jours pour visiter la ville. Il nous restait une quinzaine de jours pour revendre le van. Le vol était prévu le 11 novembre. C’est un dimanche après-midi, le 1er novembre, dans le quartier chaud de Kings Cross, le « Pigalle » de Sydney, que nous vendions notre van. La deuxième visite fut la bonne, ce sont deux « backpackers », des Autrichiennes qui sont reparties avec notre bien.

Nous avons parcouru 37 000 kilomètres sur toute l’année, sans encombres, seulement deux pneus crevés, presque trois, une vidange réalisée par nos soins et une paire de joints sur les suspensions avants changée. Ce van, c’est une valeur sûre, on peut le dire, le van Hiace du constructeur japonais Toyota est très fiable et nous le recommandons pour les baroudeurs ou les autres. Nous en étions presque triste de l’avoir vendu.

     Nous passions la semaine suivante dans une auberge de jeunesse à Manly Beach afin de profiter des vagues pour la dernière fois. Pour les trois dernières nuits, nous avons logé dans le centre ville, avant de prendre la navette pour l’aéroport le jour J, avec tout notre chargement, le « backpack » et la planche de surf, 30kg de bagages tout juste. Il ne fallait pas un kilo de plus. Nous montions à bord d’un Boeing 777 pour Singapour dans un premier temps où nous avions deux heures d’escale. La deuxième partie du vol s’effectuait avec le fameux Airbus A380, ce géant des airs avec deux niveaux à bord. Sa hauteur, quand il est au sol, est équivalente à celle d’un immeuble de huit étages. Bref, pas la peine de vous dire que le vol s’est bien passé. Arrivés à Paris au petit matin, Patrick prit son TGV pour Nantes en milieu de matinée. Pour mon cas, je reste à Paris chez un ami pour le week-end avant de rentrer à Nantes dire bonjour à la famille.

Alexandre

 

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